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Bodyform: The Truth – Une réponse sociale dans les "règles" de l’art
Aujourd’hui, je vous propose un petit détour par le rayon hygiène féminine de Facebook avec ce commentaire sur la page de Bodyform, marque de serviettes hygiéniques:
Un joli petit buzz donc pour ce commentaire avec plus de 88.000 "likes"… surtout quand on sait qu’avant ce commentaire, Bodyform ne comptait qu’un peu plus de 4500 fans!
Mais ce n’est pas tant ce commentaire qui nous intéresse que la réponse de Bodyform.
En effet, en voyant l’élan social lié à ce ras-le-bol des mensonges éhontés, Bodyform à répondu à "Richard". Cette vidéo met en scène la présidente de la marque qui lui explique, avec pas mal d’autodérision les raisons qui poussent les fabricants de serviettes hygiéniques à utiliser des métaphores dans leur publicité, une petite pépite!
Bodyform nous présente un véritable exemple d’interaction d’une marque avec sa communauté, en répondant avec rapidité (la réponse a été publiée moins de 10 jours après le commentaire) et humour à cet homme désespéré.
Il est également intéressant de noter que Bodyform a une certaine tradition disruptive en s’adressant aux véritables victimes de ces atrocités mensuelles (nous, pauvres hommes) … Enfin je dis ça…
So.cl – Quand Microsoft s’incruste dans la tendance sociale

Le 21 mai 2012 restera dans les annales comme un jour social sur le web, pour le meilleur comme le pire.
Cela fait quelques semaines maintenant que j’avais reçu une invitation pour rejoindre une version Bêta de So.cl (prononcer "Socle"), le "nouveau réseau social" développé par Microsoft. Mais encombré par un emploi du temps de ministre (type cumul des mandats d’étudiant-stagiaire le jour et Rédacteur-mémoire la nuit), j’ai eu vite fait d’oublier cet énième lancement de "réseau social révolutionnaire", même par un géant comme Microsoft.
5 Petits conseils pour remonter dans Google
Septembre.
Fin des vacances.
Alors que les hommes abandonnent l’écran solaire et retrouvent leur écran LCD et que les femmes oublient les poses lascives pour redécouvrir les pauses lessives - Roh, Pierre! Vraiment!, certains étudiants s’en vont mendier des entretiens de stage…
Le stagiaire, ce jeune être dynamique, pondu par les Ecoles, formé par les entreprises et oublié par Pôle emploi. Après avoir erré sur les sites des différentes entreprises qui le font rêver, puis des entreprises qui proposent des stages, puis de celles qui voudraient bien de lui, l’étudiant fini forcément par se poser cette question:
“Tiens! Et si je regardais ce que ça donne quand un employeur tape mon nom dans Google?!”
Si Wikipedia dit que les cochons volent…
Amina Arraf.
Pour beaucoup, ce nom ne dit rien.
D’autres, plus fûtés, se doutent que ce nom doit bien être celui d’un homme ou d’une femme – parce que vous êtes décidément très futés - ayant eu un rôle particulier dans les différentes révolutions Arabes, reléguées au second plan médiatique par un DSK farceur et un concombre tueur. Nous sommes bien peu de choses.
Et pour peu, ce nom évoque un Américain pas vraiment apprécié de la communauté gay/lesbienne, particulièrement en Syrie.
Là, les 2 premières catégories de mes lecteurs s’étonnent: “Un Américain… prénommé(e) Amina Arraf… En Syrie… Et qu’on aille me dire après, que les Américains sont pas Open!”

Amina Arraf - Icone Révolutionnaire et Imposture
Aussi, pour éviter tout quiproquo, je m’en vais développer un peu cet exemple qui fera office d’introduction (un peu longue) à cet article.
Amina Arraf est une blogueuse Syrienne qui a la particularité d’être révolutionnaire et un peu lesbienne quand même. Pour ceux qui n’étaient pas intellecutellement actifs ces derniers mois, l’Occident a appris il y a peu que Liberté de la Presse (Blogging compris), Idées révolutionnaires et homosexualité ne faisaient pas bon ménage à trois en Syrie. Enfin bref, je vous passe les détails mais avec son CV, Amina est devenue une icone du mouvement révolutionaire Syrien.
Sauf qu’Amina n’existe pas.
Enfin si, elle existe. Sous les traits d’un père de famille Américain vivant en Ecosse.
Pas vraiment le même délire.
Après s’être fait démasquer, cet Américain que nous nommerons Tom, parce que c’est son prénom, a justifié son forfait à coups de “C’était pour faire valoir le statut des femmes en Syrie”, “C’était un Blog utile” ou encore “Tout ce qui y était raconté est vrai pour d’autres femmes” et autres “C’est pas moi qui ai volé l’orange… l’orange du marchand!”
Je veux bien croire que ce blog n’avait pas vocation à nuire à quiconque, excepté un gouvernement pas très regardant sur le bien-être de ses classes les plus populaires.
Là n’est pas la question.
J’ai découvert toute cette histoire ce matin et la première chose qui m’est venue à l’esprit était un truc du genre “Tape ta désinformation…” suivi d’un “Oh! Le joli sujet!”
Qu’un internaute soit un imposteur, ce n’est pas nouveau.
Qu’une imposture devienne une figure emblématique de la révolution d’un pays, ce n’est pas nouveau non plus… mais c’est inquiétant!

De la censure à la désinformation
Sur les milliers d’internautes qui suivaient le blog d’Amina, seuls quelques uns, bien informés, ont émis des doutes. Mais ces doutes ont été bien vite étouffés, rejetés par la masse qui voyait en Amina une (trop) belle image de la révolution.
Et l’on réalise qu’en ce siècle de la surinformation, des milliers d’individus peuvent toujours être manipulés, non pas malgré, mais à cause des réseaux sociaux.
Un mensonge répété 10 fois reste un mensonge, répété 1000 fois il devient une vérité
Goebbels
Imaginez s’il avait eu Twitter…
Cet article n’a pas vraiment de fin, j’en suis conscient, mais j’ai du mal à trouver une conclusion qui ne soit ni alarmiste ni laxiste. Donc je vais jouer au blogueur paresseux moi aussi, et je vais vous laisser réfléchir à ça. Ca vous apprendra!
Si Wikipedia dit que les cochons volent… c’est que les cochons volent!
Hier, Facebook a lancé -sans grandes pompes- son application Social Jobs Partnerships (SJP pour les intimes) après une année de travail avec des acteurs de l’emploi comme BranchOut, Work4Labs ou Monster. Le service propose 1,7 Millions d’offres spécialement réservées à nos amis d’outre-Atlantique pour le moment, et a été présenté par quelques-uns comme un concurrent sérieux de LinkedIn (j’aime parler du Wall Street Journal comme "quelques-uns").